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RESSOURCES HUMAINES

 

5 novembre 2008 

 

Stephanie HoffmanTechniciens recherchés

Arrêter la pénurie

 

Jack Kazmierski
kaz@cogeco.ca

 

Psst… avez-vous eu vent de la pénurie de techniciens ? C’est certain. Votre atelier en souffre-t-il ? Votre réponse dépendra de l’endroit où vous êtes situé et du niveau de compétence que vous recherchez présentement chez un technicien.

Stephanie Hoffman de la C.-B. se concentre à une
tâche que les techniciens font régulièrement, soit
trouver des données de service électronique, aux 13es

olympiades annuelles de Skills/Compétences Canada

qui ont eu lieu en Saskatchewan en juin 2007.

 

Comme dans la plupart des secteurs économiques, la pénurie de techniciens, que vous la ressentiez déjà ou non, est un problème complexe auquel il sera difficile de remédier. Les raisons de cette insuffisance sont nombreuses. Citons entre autres la retraite imminente des maîtres techniciens du baby-boom, la fausse perception que la mécanique auto est un métier vers lequel s’orientent les personnes ne pouvant assumer un travail de bureau, la complexité croissante des véhicules modernes, la pénurie de jeunes motivés et prêts à persévérer au travail et à l’école, etc.

 

Trouver des solutions

Selon certains experts, une pénurie à l’échelle de l’industrie est inévitable et les techniciens d’expérience et compétents seront de plus en plus rares. Alors que pouvons-nous faire pour pallier à cette carence menaçante ?

 

Collectivement, il est de notre devoir de promouvoir l’industrie et de démontrer à quel point une carrière de technicien automobile peut être intéressante et enrichissante. Les gens qu’il faut convaincre sont les parents d’étudiants qui en sont au point de choisir une carrière, les conseillers d’orientation et les enseignants en position pour conseiller un parcours de carrière, et le public en général, d’où émanent les perceptions.

 

L’objectif serait d’expliquer aux immolateurs que les techniciens automobiles d’aujourd’hui sont versés en informatique et en mathématiques et ont autant d’aptitudes et de compétences dans une multiplicité de tâches que les ingénieurs. Ils pourraient tous être des cols blancs, mais ils préfèrent mettre leurs connaissances au service de l’industrie automobile. Le choix entre une carrière enrichissante et un travail manuel n’existe plus : de nos jours, les techniciens sont des professionnels qui peuvent faire les deux.

 

La complexité et la technicité des véhicules d’aujourd’hui imposent des compétences avancées et le mécanicien moderne passe la plupart de son temps à analyser des données sur un écran d’ordinateur. L’époque du stéréotype dégradant du « mécano graisseux » est révolue.

 

Trouver des techniciens

Même si la publicité positive sur l’industrie peut aider à limiter des pénuries futures, cela ne vous aidera pas à trouver et à embaucher les techniciens dont vous avez besoin pour faire rouler et prospérer votre entreprise.

 

Les besoins et les carences actuels pourraient amener les propriétaires d’ateliers à revoir les relations qu’ils ont avec leurs employés en traitant certains problèmes reliés.

 

Premièrement, certains experts croient que de nos jours, les techniciens qualifiés ne travaillent en quelque sorte pas pour un employeur. C’est-à-dire que les techniciens de valeur sont plus comme des clients que vous devez attirer et retenir en leur donnant de bonnes raisons de rester et en veillant à ce qu’il soit heureux afin qu’ils ne soient pas tentés de résigner et d’aller travailler chez l’un de vos concurrents.

 

Même si vous devez bouleverser votre relation employeur-employé, certains experts croient qu’il s’agit là d’une nouvelle réalité.

 

Les techniciens compétents d’aujourd’hui s’attendent à bien gagner leur vie, alors une rémunération de sous-associé ne suffira pas. Ils s’attendent aussi à avoir à leur disposition les bons outils et équipements, ainsi que la possibilité de s’inscrire à des formations continues… mais cela est à prévoir dans un marché où le personnel compétent est demandé et les possibilités d’emploi abondent.

 

La pénurie de techniciens demandera probablement des années, sinon des décennies d’efforts. Entretemps, les propriétaires d’ateliers devront changer leur façon de traiter les rares spécimens d’hommes et de femmes qualifiés et faire ce qu’il faut pour les retenir à leur emploi.