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12 juin 2009
Tire Stewardship Manitoba
Premier anniversaire en 2009
De nouvelles mesures incitatives suscitent la cueillette efficace et opportune.
C’est le moment de célébrer : l’entreprise Tire Stewardship Manitoba (TSM) a atteint son premier anniversaire en tant que société sans but lucratif, mise sur pied pour représenter les marchands de pneus du Manitoba.
Le 1er avril 2008, la TSM a pris la relève de la gestion du programme provincial de recyclage des pneus hors d’usage d’un organisme gouvernemental, qui en a été responsable de 1995 à 2008. Ils ont eu des défis à relever, de dire le directeur exécutif de TSM Brett Eckstein, mais dans l’ensemble, la transition s’est faite sans heurt et de façon efficace.
« Nous percevons un éco-droit des marchands de pneus au point de vente. Il s’agit d’un droit sur tous les pneus neufs fournis au Manitoba, donc vous êtes soit un premier vendeur ou premier importateur. Il n’y a pas de pneumaticiens au Manitoba, alors cette façon de procéder est plus simple pour nous. »
Responsable de tous les pneus
Le droit s’échelonne à partir de 4,50 $ et varie selon le type de pneu, jusqu’à 75 $ pour les gros pneus hors route, les montants perçus étant remis à TSM. « Nous sommes responsables de tous les pneus et chambres à air au Manitoba, et cela comprend tout ce qui se trouve sur un véhicule motorisé, sur la route ou hors route, sauf ceux aidant à la mobilité personnelle, tels les scooters », précise Brett.
Des transformateurs autorisés cueillent ou confient la collecte des pneus hors d’usage à une entreprise. Deux primes sont payées aux transformateurs : lorsque les pneus sont cueillis ou livrés, et lorsqu’ils sont transformés en d’autres produits. Avec le programme gouvernemental, les transformateurs n’étaient rémunérés que sur preuve d’achat d’un produit recyclé.
« Nous avons séparé la prime afin d’inciter à la cueillette. Cela aide à améliorer le service des régions où il y avait des lacunes, telles certaines de nos régions rurales éloignées. Notre but est de garder le paysage et les cours de nos marchands libres de pneus, car ils comportent un risque d’incendie et un réel danger pour l’environnement et la santé humaine [moustiques] », dit Brett.
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Un programme réussi
Le programme connaît un succès remarquable : l’an dernier, 95 % de tous les pneus cueillis ont été recyclés dans la province pour devenir de l’agrégat, des granules, des produits moulés ou des pare-éclats. Le 5 % restant a été expédié hors province pour en faire du carburant. Selon Brett, « le résidu n’est guère facilement traité par nos transformateurs. » Il s’agit en majorité de pneus hors route surdimensionnés; la quantité est insuffisante pour justifier le coût de l’achat de déchiqueteurs ayant la capacité requise pour ces pneus de grandes tailles.
Une des principales réalisations est qu’un amoncellement de 12 000 pneus issu du programme gouvernemental a été aboli. « Il s’agissait de pneus hors route, et puisqu’ils n’étaient pas taxés, ils s’étaient accumulés avec les années. La province finançait des cueillettes à l’occasion avec ses surplus, et c’est ce qui a causé les problèmes d’argent du programme. Lorsque nous avons entrepris la transition, le gouvernement nous a consenti une aide financière afin de nous occuper de l’inventaire. Nous éliminons maintenant l’excédent sur une base annuelle », affirme Brett.
Grande valeur pour les consommateurs
Brett croit que le programme plaît aux consommateurs, particulièrement parce que la majorité des pneus sont transformés au sein de la province, créant des emplois et contribuant au développement économique.
« Nous avons apporté des améliorations importantes dans la gestion des pneus, nous avons procédé au nettoyage, et maintenant ces pneus sont entreposés adéquatement et cueillis en temps plus opportun. Il y a des défis à relever, et nous collaborons avec nos transformateurs afin d’améliorer la cueillette à la grandeur de la province. Nous éprouvons une façon plus méthodique de ramasser les pneus au Manitoba et de les transformer sans trop d’accumulation. Je crois que le public récolte une grande valeur pour l’effort que nous lui demandons », conclut-il.
www.tirestewardshipmb.ca
Traduit de l’anglais par Marc-Alain Nantel.
Photo : Marie-Josée Rousseau | |