5 janvier 2009
Rareté de la main-d’oeuvre
Une bonne façon d’attirer et retenir les plus jeunes
Dans une récente édition, nous avons publié une entrevue avec Anne Bourhis, professeure agrégée à HEC Montréal, qui invitait les chefs d’entreprise à s’autoévaluer quant à leurs forces et faiblesses en matière de recrutement et de rétention en tenant compte des aspirations de la génération montante. Richard Hétu a fait l’exercice et ses conclusions sont de nature à encourager de nombreux propriétaires de petits ateliers au Québec.
Les points d’évaluation par rapport à la concurrence, incluant les concessionnaires, portaient sur le climat de travail, l’environnement des lieux, la formation et le partage d’expérience, la conciliation travail-famille et, enfin, la rémunération.
Récemment à la recherche d’un technicien, Richard a fait paraître une offre d’emploi dans laquelle il mettait en évidence les forces d’attraction de son entreprise, notamment la disponibilité d’avantages sociaux comme un fonds de retraite et un régime d’assurances collectives. À la lumière de l’exercice d’autoévaluation, il a découvert d’autres éléments qu’il aurait pu intégrer dans sa publicité contribuant ainsi à attirer une nouvelle génération dont les valeurs reposent davantage sur la famille, les loisirs et la qualité de vie.
Climat de travail
Dans une entreprise de cette taille, la proximité des employés de la direction est naturelle et se répercute par un climat de travail familial où règnent l’entraide et la collaboration. Bien qu’en raison de leur nombre restreint la flexibilité des horaires soit difficile à envisager, ceux-ci reçoivent directement la valorisation dans leurs fonctions, ce qui correspond à une des aspirations de la Génération Y.
Environnement des lieux
Propreté et qualité de l’équipement et de l’outillage ont fait l’objet de la part de Richard d’une cote maximale. Il s’étonne toutefois que ces attributs propres à de nombreux ateliers de taille comparable à travers le Québec ne reçoivent pas toute la reconnaissance qui devrait être véhiculée au sein des centres de formation professionnelle pour attirer des stagiaires.
Formation et partage d’expérience
Aucun atelier ne pourrait survivre sans que ses techniciens puissent être en mesure de réparer et entretenir les véhicules d’aujourd’hui. Tout comme chez Hétu Auto Électrique, ceux-ci sont engagés dans la formation continue et manipulent constamment des outils diagnostiques informatisés. N’est-ce pas là une force à exploiter dans la recherche de ces jeunes qui sont nés un ordinateur à la main à un clic du Web ?
À la lumière de cet exercice, Richard aurait pu bonifier son offre d’emploi en mettant en évidence d’autres forces de son organisation. Ce qu’il souhaite avant tout pourtant, c’est que les ateliers comme le sien qui performent à un niveau d’excellence dans un environnement et un climat de travail exceptionnels en reçoivent la reconnaissance et deviennent des pôles d’attraction pour la relève.
Richard Hétu est à la tête d’un atelier de mécanique générale de quatre baies de service
fondé par son père il y a une quarantaine d’années. Entreprise familiale typique de ce
qu’on retrouve sur l’ensembledu territoire, Hétu Auto Électrique emploie trois
techniciens et un conseiller technique.
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