11 janvier, 2010
Assurances dommages
Deux règles d’Or
Lussier Cabinet d’assurances et Federated ont de longs états de service en assurances dommages auprès des propriétaires d’ateliers au Québec. Leurs porte-parole ont identifié deux règles d’Or à observer.
Du point de vue de la protection d’assurance, Rémi Martin fait ressortir la nécessité d’une assurance valeur à neuf de 100 %. Simon Cataphard quant à lui insiste sur le plan d’urgence à établir au préalable d’une réclamation.
La protection d’assurance
On n’insistera jamais assez, lors de la conclusion du contrat, sur l’importance d’une déclaration complète et précise de toutes les valeurs mises à jour, comme la bâtisse, l’équipement et l’inventaire.
Selon Rémi Martin, l’assureur réglera en fonction du montant inscrit au contrat, et ce, même si celui-ci a subi une inflation durant une période donnée, d’où l’importance de procéder à des ajustements pour ne pas être pénalisés. Plusieurs cas d’insatisfaction de client prennent en effet source dans des déclarations imprécises quant à la valeur des biens assurés.
Lien entre l’assureur et l’assuré
Pour lui, le courtier est perçu par l’assureur comme un conseiller pour son client. Il lui incombe en conséquence de veiller à ce que les valeurs déclarées et les couvertures requises soient clairement définies. Or, trop souvent, les gens tiennent pour acquis que l’assureur procèdera au dédommagement malgré le manque d’information exacte.
« C’est mon rôle de veiller à ce que les clients en soient conscients en leur rendant systématiquement visite au moins deux fois l’an et en les faisant prendre conscience de l’importance d’avoir les bonnes protections d’assurance à leur contrat », indique Rémi.
Optimiser la valeur à neuf
La valeur marchande d’un commerce n’a rien à voir avec les coûts actualisés de sa reconstruction. D’où la clause de la valeur à neuf. « Il importe de bien évaluer la valeur actuelle du bâtiment, c’est-à-dire, combien il en coûterait aujourd’hui pour reconstruire avec des matériaux neufs tout en considérant le coût de la main-d'œuvre qui augmente pratiquement chaque année. N’oubliez pas qu’en cas de sinistre, il vous incombera de faire la preuve de la valeur assurable de vos biens. Bref, la meilleure police est celle dont les biens seront assurés à 100 % de la valeur à neuf. »
La réclamation
Simon Cataphard est catégorique : « Il faut toujours avoir en main un plan d’urgence détaillé et fonctionnel pour parer à toute éventualité et permettre à l’atelier de reprendre ses opérations le plus vite possible. »
En d’autres termes, l’assuré doit se préparer à un sinistre. Trop de dirigeants d’entreprises, selon lui, ne sont pas suffisamment sensibilisés à cette éventualité. « Ils devraient systématiquement disposer d’un accès complet et sécurisé à l’inventaire de tous leurs biens de même qu’aux états financiers les plus récents de manière à être en mesure de déterminer les pertes. »
Plan d’urgence
Mais cette préparation ne s’arrête pas là, de poursuivre Simon, pour qui un plan d’urgence est comme une répétition générale d’une catastrophe appréhendée où chacun des acteurs en présence a des tâches précises à réaliser. « C’est une approche que nous préconisons de façon soutenue auprès de nos clients en les supportant dans l’élaboration de ce plan. »
Accélérer la négociation
Pour peu que l’assuré dispose d’une bonne protection, la tâche cruciale consiste à évaluer correctement les dommages, d’où l’importance d’un dossier détaillé et précis. « Pourvu que l’incident soit déclaré dans les meilleurs délais, notre personnel spécialisé accompagnera les clients tout au long du processus de règlement de façon à ce qu’il se déroule rondement dans leurs meilleurs intérêts. »
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