Évaluation d’entreprise
Comment estimer sa valeur marchande
Ceux qui planifient évaluer leur entreprise ou confier cette tâche à un bureau spécialisé peuvent avoir différents projets en tête. La vente, l’expansion, le refinancement, la venue de nouveaux investisseurs ou partenaires et l’émission d’actions comptent au nombre des raisons les plus courantes qui motivent la démarche. Sur quoi se baser pour réaliser cet exercice des plus délicats monétairement ?
Les gourous en évaluation commerciale affirment que la valeur transactionnelle d’une entreprise est une combinaison de la valeur des actifs, des bénéfices générés annuellement et de sa valeur marchande établie par comparaison. Au nombre des valeurs ajoutées, on peut mentionner la marque de commerce, l’enseigne, l’emplacement, un nom prestigieux ou reconnu, un patrimoine régional et la réputation. Pratiquement, l’exercice est complexe et requiert idéalement l’assistance d’un expert qui vous guidera dans le processus.
Infrastructure
Les dimensions, l’aménagement, la condition, l’âge et la localisation de la bâtisse qui abritent les opérations sont des éléments importants d’actifs à ajouter dans la balance. L’hypothèque restante est à soustraire au chapitre du passif et l’amortissement n’est qu’une donnée comptable pour payer moins d’impôt au moment de la vente. Si le commerce est situé dans un coin achalandé où si le quartier s’est développé entre- temps, cela joue en votre faveur.
Actifs et passifs
Au nombre des actifs, on compte la valeur marchande de la bâtisse, la valeur des équipements, des véhicules, du mobilier et de l’inventaire ou fonds de commerce. Il faudra appliquer une dépréciation sur chacun de ces items, sinon l’acheteur éventuel le fera pour vous soyez-en assurés. Le passif inclut l’hypothèque, l’endettement (prêts, marges de crédit), les comptes en souffrance et les cautions.
Achalandage
Le nombre de clients qui franchissent vos portes et sa permanence a une valeur monétaire, car ils génèrent directement vos revenus. Vous pouvez l’évaluer selon le nombre de factures, la liste de rendez-vous et le quantifier en vous basant sur ces données. En matière de comptabilité, l’achalandage peut être considéré comme faisant partie du fonds de commerce.
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Le point de vue de l’acheteur
Guy Bossé, de peintre qu’il était, est devenu un homme d’affaires aguerri. Déjà propriétaire d’un atelier de carrosserie à Longueuil, Garage Duchaîne, il est en quête de nouvelles acquisitions et ses critères d’évaluation donnent à réfléchir sur les arguments de vente à présenter : « À titre d’acheteur potentiel, je fractionne le prix demandé entre la valeur du bâtiment selon l’évaluation municipale, la valeur réelle des équipements, toujours discutable et non finançable, le fonds de commerce, légèrement négociable, et j’estime un prix fictif pour l’achalandage et la profitabilité. J’analyse également le potentiel d’augmentation des revenus, et j’exige un rapport sur la condition de la structure et des tests de sol environnementaux. Je termine l’exercice par une étude exhaustive des livres de l’entreprise qui doit corroborer les arguments du vendeur. »
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Chiffre d’affaires
Cette partie de l’évaluation est souvent la plus litigieuse, car certains font le calcul sur les revenus annuels bruts alors que d’autres se basent sur les revenus nets. En effet, un chiffre d’affaires peut être très élevé et la marge de profit pratiquement nulle alors que pour une autre entreprise les revenus sont modestes, mais la profitabilité est très intéressante grâce à un mode de gestion sain.
Compétition
Si l’entreprise est la seule à offrir ses services dans son territoire ou région, elle détient alors une clientèle appelée « captive » et c’est considéré comme une valeur ajoutée. Le contraire est également vrai si la compétition est omniprésente. Si vous évoluez dans un marché saturé, cela est à votre désavantage.
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