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GESTION

François Charron
technoserv@sympatico.ca

 

29 avril 2009

 

Indicateurs de performance

Pour mesurer vos profits (ou pertes…)

 

 

Tom Bissonnette, propriétaire de Parr Auto Body, est un passionné inconditionnel de la réparation de collisions.

Lors d’un récent forum du CCIF, Tom Bissonnette, propriétaire d’un atelier de collision, a posé la question suivante aux participants présents dans la salle, en majorité des intervenants dans cette industrie : « Seriez-vous préoccupés si ce que vous faites aujourd’hui pour réaliser des profits vous apportait des pertes dans le futur ? »

 

En se basant sur le matériel que lui fournit le programme de gestion d’atelier MVP de PPG, le carrossier/gestionnaire a expliqué pourquoi il faut changer le processus d’opérations lors des réparations de collisions. Il a souligné que la plupart des carrossiers tentent de remplir l’atelier le lundi matin et travaillent comme des forcenés pour sortir toutes les voitures pour le vendredi. La raison pour justifier cette façon de faire serait de garder le plus possible tous les techniciens occupés pendant que les pièces sont en commande, ou en attendant l’approbation de l’assureur, le travail à faire sur le banc de redressement ou que la voiture revienne de l’atelier de peinture.

 

 

Fausse impression

Le problème avec cette façon de faire est que trop de véhicules sont en mode production au même moment, ce qui biaise la perception du travail réellement accompli par le personnel durant le processus de réparation. On égare des pièces, oublie d’en commander, le véhicule est souvent mis de côté, les promesses aussi, et la liste continue.


Piètres résultats

Cette méthode de travail engendre un cycle de réparation aux résultats médiocres – la moyenne actuelle de l’industrie est de 10 à 14 jours par voiture – que l’on peut évaluer en mesurant le temps réel travaillé par les employés sur chaque voiture et défini comme l’Indicateur de performance (KPI, ou Key Performance Indicator, dans le jargon des affaires). Selon un récent rapport de Mitchell sur les tendances de l’industrie, la moyenne actuelle au Canada se situe un peu en dessous de 2 heures/jour. Les assureurs souhaiteraient voir ce chiffre grimper à 3 ou 4 heures/jour.

 

Comment faire alors pour changer des habitudes ancrées depuis des années ?

Il faut vous attaquer à la seule chose que vous pouvez vraiment contrôler – le processus de réparation dans votre atelier. En appliquant les méthodes reconnues et éprouvées en gestion allégée de la production, vous parviendrez en peu de temps à raccourcir le temps consacré au cycle de réparation et à augmenter le temps réel travaillé.

 

Demandez de l’aide

Il n’y a pas de remède miracle pour transformer un atelier du jour au lendemain et changer les habitudes des gens afin d’implanter un mode de gestion allégé. Ce sont plutôt les efforts des gestionnaires qui, en analysant le flot de travail et les pertes de productivité, permettront de corriger la situation. Le défi est de taille, mais il en vaut la peine. La plupart des manufacturiers de peinture de finition proposent des programmes de formation sur ces techniques de gestion allégée. Avec leur soutien et leurs conseils, vous franchirez une étape importante du processus d’amélioration de la productivité.